Un businessman au sommet de sa carrière voyage dans une île des Caraïbes et constate 2 tendances majeures : la misère des familles ne leur permet pas d’avoir des logements durables et le nombre de bouteilles en verre étalées sur la plage gâche le paysage. Idée foudroyante : et si les bouteilles, une fois vides de leur contenu, servaient à construire des maisons solides à moindre coût ? Brillante idée. Ça tombe plutôt bien, ce monsieur n’est autre qu’Alfred « Freddy » Heineken. Et lui en matière de bouteilles, il sait quelque chose.
Cela pourrait être une success-story d’entreprenariat éco-responsable dont nous avons l’habitude de nos jours. Sauf que c’est arrivé en 1963 et que le projet d’Alfred Heineken et Jon Habraken ne dura que très peu de temps. Seulement 100 000 bouteilles « WOBO » (World Bottle) furent produites avant que la compagnie ne juge cela inapproprié pour l’image de la marque. Il n’existe actuellement que 2 structures faites de bouteilles WOBO et elles se trouvent dans le musée d’Heineken à Amsterdam.
Même si l’idée de construction de logements à l’aide de bouteilles a largement été reprise partout dans le monde par des particuliers (Projet « Casas Con Botellas » en Bolivie, Tito Ingenieri en Argentine ou encore aux îles Prince Edward Canada) c’est la deuxième vie d’un produit possible grâce à son design qui est intéressante dans le projet du brasseur. Une utilisation sans transformation permet à la marque de garder son produit intact et de fournir une solution écologique et durable aux familles. Sans compter le gain d’espace et l’avantage logistique qu’une bouteille carrée propose par rapport à une bouteille à base ronde.
Une idée intéressante à reprendre peut-être un jour ? En attendant, j’envoie depuis ici mon message dans une bouteille et espérons que cette fois-ci il ne finisse pas dans un cul-de-sac.














